| lundi 02 juillet 2007, a 23:49 |
| Enseigner le français |
Le français est enseigné partout dans le monde, jusque dans
les pays les plus improbables. Etudiants, hommes d'affaires, amoureux de la
culture française, les élèves ne manquent pas. D'autre part, avec les nouvelles lois en préparation, les candidats à
l'émigration vers notre pays devront justifier d'une connaissance
suffisante du français avant de quitter leur pays d'origine, ce qui augmente le
nombre d'élèves potentiels. Un diplôme d'enseignant peut donc être une étape
valable sur le chemin de l’expatriation.
La voie royale est bien entendu d’obtenir un diplôme de
l’éducation nationale : CAPES, agrégation… Il est alors possible de
postuler dans l’un des établissements scolaires à l’étranger qui relèvent de
l’éducation nationale, au titre de fonctionnaire expatrié. Mais cette
possibilité s’adresse principalement à ceux qui ont encore les moyens, en terme
de temps et d’argent, de faire des études longues.
Pour les autres, et c’est la voie que j’ai choisie, il reste
l’enseignement spécifique du français en tant que langue étrangère. Un diplôme
de professeur de français langue étrangère (FLE) peut être obtenu
principalement de deux manières. La première en passant par la validation d’une
option lors d’études de lettres. Solution qui, encore une fois, concerne ceux qui
sont encore étudiants.
L’autre méthode, la plus rapide, est proposée par l’Alliance
française par le biais de son Diplôme d’Aptitude à l’Enseignement du Français
Langue Etrangère (DAEFLE). L’Alliance française est un organisme chargé
d’enseigner le français à l’étranger, et est présente dans la plupart des pays
du monde. Elle propose un diplôme qui peut se préparer en un an minimum, par
correspondance, en partenariat avec le Centre National d’Enseignement à
Distance. Le DAEFLE n’est pas homologué
par l’éducation nationale, mais, dans le cadre d’une candidature à l’étranger,
un diplôme émanant d’un organisme international aussi prestigieux que
l’Alliance française est au moins aussi recherché qu’un simple diplôme
national.
Un seul bémol : en dehors des postes de fonctionnaires
expatriés, les enseignants de français langue étrangère sont recrutés
conformément au règles du droit local, ce qui peut impliquer des conditions de
vie assez précaires. Les salaires sont rarement beaucoup plus élevés que la
moyenne locale, même à l’Alliance française. D’autre part, le renouvellement
des contrats reste lié au nombre d’élèves inscrits, qui peut se révéler
aléatoire.
Un bref aperçu des matières à étudier pour l’obtention du
DAEFLE :
–
La linguistique, qui est un aperçu
théorique du langage.
–
La phonétique, partie la plus
concrète qui concerne essentiellement la prononciation.
–
La civilisation et la littérature.
Il s’agit d’utiliser dans l’enseignement des supports authentiques :
films, publicités, prospectus, émission de radio, romans…
–
La didactique générale : les
étapes à respecter dans le processus d’apprentissage.
–
Le guidage de classe : le
comportement de l’enseignant, la disposition de la classe, les techniques pour
interagir avec les élèves.
–
La grammaire : comment amener
les élèves à comprendre les règles de grammaire.
Même en étudiant à temps plein, grâce à un congé de
formation professionnelle, le diplôme parait difficile à obtenir en une seule
année. Verdict à la fin de l’année pour moi.
Concernant le tarif de la formation, il est relativement
élevé : 1200 euros.
En conclusion, enseigner le français parait être le moyen le
plus simple et le plus rapide de travailler à l’étranger, où que ce soit dans
le monde. Seul l’aspect financier peut représenter un obstacle. |
|
< Retour
|
| Présentation |  Comme beaucoup de français, je rêve de partir vivre et travailler à l’étranger. Envie d’élargir son horizon, d’avoir de nouvelles expériences professionnelles, de découvrir une autre culture, autant de raisons qui peuvent pousser à franchir le pas.
Une fois écartées les illusions qui pourraient laisser penser que l’herbe est plus verte ailleurs, les salaires plus mirobolants, les patrons plus charitables, reste à trouver son chemin dans les méandres de l’expatriation.
J’exposerai ici les pistes que j’ai explorées et les autres, celles qui paraissent réalistes et celles qui relèvent du fantasme.
Comme je vise l'expatriation vers la Chine, c'est à ce pays que je consacrerai le plus de sujets. Mais ce qui est vrai pour la Chine peut l'être pour beaucoup d'autres pays.
J'espère écrire assez rapidement le dernier article, celui où je pourrais enfin écrire "j'ai réussi !" Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | DAEFLE bilou (28/11/2007 11:36)Bonjour,
Bravo pour... |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|