| mardi 03 juillet 2007, a 00:34 |
| Travailler en Chine |
Le pays où j’aimerais m’installer : la Chine. Mais quelles
sont les possibilités d’emploi dans ce pays pour un français ? Certains
voient la Chine comme un nouvel eldorado, où tout serait possible. La plus
élémentaire des modesties nous oblige à admettre que pour développer leur
économie les chinois n’ont, à l’évidence, pas attendu l’arrivée de quelques
français, aussi brillants soient-ils.
On peut néanmoins citer quelques secteurs bien spécifiques
où un faciès occidental peut être un atout. Dans les gigantesques supermarchés qui
fleurissent en Chine, il arrive de voir un occidental accueillir les
clients au rayon des vins et spiritueux. Un français est sans doute supposé
être expert en matière de vin rouge, du simple fait de sa nationalité.
Autre spécialité où un Européen peut se prévaloir d’un
savoir-faire lié à son origine : la boulangerie. Des enseignes aussi évocatrices
que "Paris baguette" commencent à faire leur apparition. Mais dans ce
cas là, les compétences techniques devront être bien réelles. Si la vente de
vin relève essentiellement de la force de persuasion, produire pains et
viennoiseries ne s’improvise pas.
Autre domaine où quelques français on pu trouver un emploi :
le sport. Pékin et Shanghai ont maintenant leurs stations de ski artificielles,
mais bien peu de moniteurs pour enseigner ce sport complètement nouveau. On peut supposer
qu’avec l’augmentation du niveau de vie et du temps libre, de plus en plus de chinois seront
attirés par des activités peu pratiquées jusqu’alors : parapente, parachutisme,
planche à voile, canyoning… Mais pour l’instant, ces opportunités restent
anecdotiques.
On peut être tenté de se lancer dans l’aventure de la
restauration, et d’exporter notre fameuse cuisine française à l’autre bout du
monde. Le premier obstacle est financier, puisque comme pour toute entreprise
il faudra un capital de départ. Le second tient aux goûts et aux habitudes de
consommation totalement différents entre les deux pays. Les traiteurs chinois
sont devenus banals dans les rues de Paris, parce qu’ils ont réussi à apporter
un nouveau type d’alimentation, rapide, peu onéreux et de bonne qualité. La
cuisine chinoise étant l’une des plus variées au monde, il paraît par contre difficile
pour un restaurateur français d’apporter quelque chose de véritablement
nouveau en Chine. On peut pourtant penser que l’attrait d’un restaurant français pour la population locale
réside dans l’idée de prestige liée à la gastronomie française, en
particulier pour les dîners d’affaires et les occasions particulières. Autre
clientèle potentielle, dans les quartiers où les expatriés sont les plus
nombreux, ceux des ambassades et des grandes compagnies étrangères par exemple.
Quand la nostalgie guette, un restaurant français peut donner l’illusion, le
temps d’un repas, d’être de retour au pays.
Une activité où les "longs nez", comme nous
appellent les chinois, sont parfois recherchés : la publicité. Comme pour
le vin, certains publicitaires chinois considèrent qu’un occidental sera un
gage de raffinement et de qualité pour présenter leur voiture ou leur
lave-linge. Il est vrai que la concurrence étant pour l’instant peu féroce, ce
type d’emploi peut être accessible sans pour autant avoir un physique de dieu
vivant. Mais à moins de devenir une vedette du petit écran, voire du grand, les
revenus resteront de l’ordre de l’à-côté.
Pour finir, on peut citer les deux obstacles principaux à la
recherche d’emploi en Chine. Le plus évident : la langue. Même si
maintenant beaucoup de jeunes chinois parlent l’anglais, il faudra attendre
encore de nombreuses années avant de pouvoir communiquer dans toutes les
situations sans connaître un seul mot de chinois. L’autre barrière à surmonter
est d’ordre culturel. Alors qu’en France les transactions reposent entièrement
sur les contrats et les factures, en Chine on donnera plus de poids à la
relation de confiance établie entre les parties, d’où l’intérêt d’étendre
autant que possible son réseau de connaissances.
|
|
< Retour
|
| Présentation |  Comme beaucoup de français, je rêve de partir vivre et travailler à l’étranger. Envie d’élargir son horizon, d’avoir de nouvelles expériences professionnelles, de découvrir une autre culture, autant de raisons qui peuvent pousser à franchir le pas.
Une fois écartées les illusions qui pourraient laisser penser que l’herbe est plus verte ailleurs, les salaires plus mirobolants, les patrons plus charitables, reste à trouver son chemin dans les méandres de l’expatriation.
J’exposerai ici les pistes que j’ai explorées et les autres, celles qui paraissent réalistes et celles qui relèvent du fantasme.
Comme je vise l'expatriation vers la Chine, c'est à ce pays que je consacrerai le plus de sujets. Mais ce qui est vrai pour la Chine peut l'être pour beaucoup d'autres pays.
J'espère écrire assez rapidement le dernier article, celui où je pourrais enfin écrire "j'ai réussi !" Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | DAEFLE bilou (28/11/2007 11:36)Bonjour,
Bravo pour... |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|